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Daskor

Que de doux bruissements dans les seigles jaunis,
De joyeux cris dans l’air, de soupirs dans les nids,
                 De murmures dans la vallée !
Que ce jour est propice aux rêves amoureux
Et comme il serait doux d’aller s’asseoir à deux
                 Sous l’ombrage de la feuillée !

Mais la nature hélas ! dans toute sa splendeur,
De l’oublié ne peut guérir le pauvre cœur
                 Dont la blessure est si vivace ;
C’est un abîme affreux que celui de l’oubli ;
C’est un labyrinthe où, vivant enseveli,
                 L’homme est perdu dans une impasse.

Que peut dans l’abandon tout l’éclat d’un beau jour ?
L’homme doit s’épancher, pour qui vit sans amour
                 Ce monde n’est qu’un champ aride ;
Si l’on ne sent pas battre un cœur contre le sien,
Si l’on n’est pas aimé, tout le reste n’est rien
                 Que dégoût, désespoir et vide.