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Daskor

Additions et corrections

Genre
Divers
Langue
Moyen-Breton
Source
Revue Celtique
Remarques
Nous avons conservé l’orthographe d’origine.
Transcription
Sébastien Marineau
Dans le même ouvrage :

Une découverte due aux recherches de M. le chancelier-archiviste de l’évêché de Quimper et Léon, l’abbé Paul Peyron, pemet de rectifier ce qui a été dit, p. 1, t. X de la Revue Celtique, touchant la collection des Anciens Noëls bretons. Tanguy Guégen figure comme prêtre de Saint-Martin de Morlaix, diocèse de Léon, en l’année 1590 (série G, registre 269, arch. départ.) ; il serait donc né au plus tard en 1565, ayant dû être ordonné prêtre à l’âge ordinaire. Il était chapelain de la collégiale de Notre-Dame du Mur, à Morlaix, en 1592, et signe, comme tel, un acte daté de cette année (Revue de l’Ouest, t. I, documents, p. 41). En l’année 1603, il est toujours chapelain de Notre-Dame du Mur (série G, 187).

Il y reçoit comme organiste, pour deux ans d’honoraires (sans doute pour 1622 et 1623 ; les comptes de 1624 et 1625 manquent), la somme de soixante-douze livres (série G, 186). C’est en effet organiste, prêtre et natif de Léon qu’il s’intitule en tête de son édition de 1622 des textes bretons imprimés en 1530 par Yves Quillevéré ; mais il n’était pas organiste de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon : il était attaché à la collégiale de Notre-Dame du Mur, de Morlaix. S’il a été curé ou vicaire de Plouguerneau, comme l’assure la Biographie bretonne, aucun témoignage ne le prouve ; d’ailleurs ce n’est pas le curé, mais le prêtre musicien et collecteur d’anciennes rimes pieuses qui nous préoccupe. Il n’est pas non plus probable qu’il les ait lui-même « augmentées, accommodées et corrigées » ainsi que le porte le titre de l’édition de 1650 ; il aurait été alors plus qu’octogénaire.

Un dernier mot ; il regarde la valeur des Anciens Noëls bretons ; on doit répéter à leur égard ce qui a été si bien dit des Hymnes et Séquences latines par un Maître : « très volontiers nous reconnaissons que ces petits poèmes ne sont pas tous intéressants. Ils ont d’autant moins de valeur au point de vue littéraire qu’ils ont été faits pour être chantés, et que le poète doit trop souvent, en ce cas, pour s’accommoder aux convenances du musicien, lui sacrifier le mot juste et le remplacer par de vains colifichets. Hymni et sequentiæ » (Hauréau, Journal des Savants, cahier de mai 1888, p. 297).

    Hersart de la Villemarqué