I

Rumm
A bep seurt
Yezh
Galleg
Orin
Pariz, Eugène Renduel, 1834
Treuzskrivañ
Sébastien Marineau
En hevelep levr :

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Gloire à Dieu dans les hauteurs des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Que celui qui a des oreilles entende ; que celui qui a des yeux les ouvre et regarde, car les temps approchent.

Le Père a engendré son Fils, sa parole, son Verbe, et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ; et il est venu dans le monde, et le monde ne l’a pas connu.

Le Fils a promis d’envoyer l’Esprit consolateur, l’Esprit qui procède du Père et de lui, et qui est leur amour mutuel ; il viendra et renouvellera la face de la terre, et ce sera comme une seconde création.

Il y a dix-huit siècles, le Verbe répandit la semence divine, et l’Esprit saint la féconda. Les hommes l’ont vue fleurir, ils ont goûté de ses fruits, des fruits de l’arbre de vie replanté dans leur pauvre demeure.

Je vous le dis, ce fut parmi eux une grande joie quand ils virent paraître la lumière, et se sentirent tout pénétrés d’un feu céleste.

A présent la terre est redevenue ténébreuse et froide.

Nos pères ont vu le soleil décliner. Quand il descendit sous l’horizon, toute la race humaine tressaillit. Puis il y eut, dans cette nuit, je ne sais quoi qui n’a pas de nom. Enfants de la nuit, le Couchant est noir, mais l’Orient commence à blanchir.