Argument

Genre
Théâtre
Langue
Breton
Source
Saint Brieuc, Moulerezh Sant Gwilherm, 1913
Remarques
Nous avons modernisé l’orthographe tout en conservant certaines tournures d'origine (mutations, particules verbales...).
Transcription
Sébastien Marineau
Dans le même ouvrage :

Tremeur, guerrier d’une éminente piété, va être couronné roi de Basse-Bretagne, après de brillants exploits.

Pendant les fêtes données à cette occasion, Raghenold, chef normand, qui était venu pour le tuer, se fait prendre. Tremeur lui fait grâce. Puis il refuse la couronne et se retire dans une solitude, où un ange lui apporte son pain quotidien. Un jour il se permet de juger un pauvre criminel qu’on mène à la potence. L’ange lui apparaît au milieu des éclairs et lui rappelle sévèrement qu’au temps où il pardonnait à Raghenold, il comprenait, mieux qu’à présent, que le jugement n’appartient qu’à Dieu. Repentir de Tremeur. L’ange lui accorde le pardon divin ; mais, en expiation, il devra quitter son ermitage pour aller mendier son pain de porte en porte. L’ange lui remet un bâton de bois sec pour soutenir ses pas chancelants. Sa pénitence sera terminée le jour où trois rameaux verts pousseront sur ce bâton.

Dix ans après. Tremeur convertit trois bandits, et les trois pousses vertes jaillissent du bâton de voyage.

Mort de Tremeur. Les anges viennent l’assister dans son agonie.

Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés.

L’époque et les personnages de ce mystère sont de pure fantaisie. Les deux dernières parties sont inspirées d’une vieille légende allemande des frères Grimm, intitulée Les trois rameaux verts.