Bienvenue sur le site du projet Daskor ! Nous sommes une association de bénévoles, et nous cherchons à faire connaître et reconnaître la littérature bretonne par le plus grand nombre.

Nous recherchons des textes libres de droits, et nous les transcrivons un à un dans l’orthographe actuelle. Tant et si bien que nous en sommes déjà à 2239 textes de la littérature bretonne à ce jour !

Nous vous offrons ces textes par auteurs, par genres, par thèmes… Ils sont tous disponibles au format numérique, gratuitement, et certains d’entre eux sont même publiés au format poche.

Nous vous offrons également divers supports sur la littérature bretonne (une petite histoire, une biographie des auteurs…) et sur la langue bretonne (textes bilingues, tutoriel de breton…).

  • Éléments (les)

    Qu’elle est terrible à voir, avec ses hautes cimes,
    L’île austère pendue au bord des grands abîmes,
    Dont les oiseaux de mer, en essaims tournoyants,
    Assiègent dans la nuit les phares flamboyants !
    Qu’elle est terrible à voir la terre inabordable,
    Dans ses combats avec l’ouragan formidable,
    Quand la blanche cavale (1) en vain sur ses récifs,
    Mugissante, s’épuise en efforts convulsifs.
    Qu’elle est terrible avoir avec son Fromveur sombre (2)
    Où Dieu seul peut sauver le navire qui sombre !
    Marins,…

  • Noces (les)

    En jupon de rouge futaine,
    Autrefois, quand j’allais aux prés,
    Je mirais des galons dorés
    Dans l’eau verte de la fontaine.

    Maintenant, l’eau verte se rit
    De mes haillons de laine rousse,
    Et j’entends, j’entends sous la mousse
    Se gausser un méchant esprit.

    Lorsque les conscrits de la reine,
    Autrefois, rentraient au pays.
    Disaient-ils pas, tout ébahis :
    Tudieu ! C’est notre souveraine ! »

    Et c’est moi, Fañchon,…

  • Amour (l’)

    C’est Anna riante et blonde, 
    Anna qu’on voit tour à tour 
    Mirer ses grands yeux dans l’onde 
    Et chanter un chant d’amour ; 
    Anna que j’aurais nommée 
    Du doux nom de bien-aimée, 
    Si mes vœux n’étaient ailleurs ; 
    Anna, dont la renommée 
    A grandi sous tant de pleurs. 

    Voyez-la joyeuse et belle 
    Folâtrer dans nos vallons, 
    Et sourire et derrière elle 
    Rejeter ses cheveux blonds ; 
    Voyez-la, quand sa main cueille 
    La rose ou le chèvre-feuille, 

Petra eo an dra-se hag a hira
Hag er memes amzer a verra ?

Buhez an den.

Feiz ha Breizh