Degemer mat war lec’hienn ar raktres Daskor ! Savet eo bet gant izili a-youl-vat ur gevredigezh. Ar pal a zo ganeomp : lakaat an darn vrasañ da anavout ha da vout lorc’h enno gant al lennegezh vrezhonek.

Nous recherchons des textes libres de droits, et nous les transcrivons un à un dans l’orthographe actuelle. Tant et si bien que nous en sommes déjà à 2228 textes de la littérature bretonne à ce jour !

Kinnig a reomp deoc’h ar skridoù-se diouzh an aozer, diouzh ar rumm, diouzh an dodenn… Gallout a rit kaout an holl er stumm niverel, digoust, hag embannet hon eus un darn anezho e levrioù godell zoken.

Kinnig a reomp deoc’h ivez skorioù a bep seurt a-zivout al lennegezh vrezhonek (un istorig, buhez an aozerien…) hag a-zivout ar brezhoneg (skridoù divyezhek, tutorial brezhoneg…).

  • Cradle (the)

    Setu ma teu tre barzh an ti
    Mamm Doue, ar Werc’hez Vari.
        F.-M. Luzel

    Elle est née un joli dimanche de printemps.
    Son père qui croyait en Dieu, comme au bon temps,
    Et sa mère, cœur simple et plein de rêverie,
    Pieusement l’avaient nommée Anne-Marie,
    Du nom, choisi par eux entre les noms d’élus,
    Des deux saintes du ciel qu’ils vénéraient le plus.
    Car en Basse-Bretagne on prétend que ces saintes,
    Quand le terme est venu pour les femmes enceintes,
    Se tiennent en prière…

  • Emigration

    Dieu fasse de longs jours prospères,
    mon pays, à tes maisons !
    Puissent, auprès de leurs vieux pères,
    Y vieillir les jeunes garçons !

    J’ai laissé le pays que j’aime
    En un rêve calme endormi.
    Les marches de l’escalier même
    Sous mon départ n’ont point gémi.

    Or, voici qu’un soleil de joie
    Se lève dans le ciel d’avril.
    La route blanche au loin poudroie,
    Et c’est la route de l’exil.

    Nul ne m’a tiré par la manche…

  • Review (the)

    APRÈS une trop longue absence, l’auteur de ces poésies venait de rentrer en Bretagne et dans un village souvent habité par lui : son arrivée y fut à peine connue, que d’anciens amis, des jeunes filles, des enfants déjà grandis accoururent à sa maison et quelques-uns, comme pour avertir qu’ils étaient toujours des siens, se mirent à chanter le refrain d’une de ses chansons : Nous sommes toujours Bretons, les Bretons race forte. Est-il salut plus courtois et plus doux à l’oreille d’un barde? Ici ce n’est point l’amour-propre qui était heureux. — Il fallait citer ce…

Petra ’weler o pignet en neñv…
Ha n’en deus na korf nag ene ?

Ar voged.

Feiz ha Breizh