Yannig Skolan – ar Gwall-daol

barzhaz breizh - yannig skolan
Rumm
Barzhoniezh
Yezh
Brezhoneg
Orin
Paris, Didier et Cie Libraires, 1867
Evezhiadenn
Reizhet hon eus an doare-skrivañ, ha dalc’het hon eus gant troiennoù orin (ar c’hemmadurioù, ar rannigoù, h.a.).
Treuzskrivañ
Sébastien Marineau
En hevelep levr :

Voici un extrait des commentaires que Théodore de La Villemarqué a insérés dans le Barzhaz Breizh :

L’histoire de Yannig Skolan se divise en deux parties : dans l’une, le chanteur populaire nous apprend comment son héros fut pendu pour avoir assassiné une jeune fille, sa cousine, nommé Moriset ; dans l’autre, il nous le montre venant, après sa mort, demander le merci de l’âme, c’est-à-dire le pardon de ses crimes, à sa mère, qui a refusé de le lui accorder et de le bénir. Selon les idées bretonnes, le bonheur éternel dépend de ce pardon ; celui que le prêtre dispense au nom de Dieu ne suffirait pas. Aussi le saint patron ou parrain du jeune homme croit-il devoir l’accompagner pour joindre ses prières aux siennes.

La première moitié de la ballade se chante dans la paroisse de Melrand, au pays de Vannes, où l’évènement a eu lieu, vers la fin du dernier siècle ; on y a élevé une croix de pierre à l’endroit même où la victime a perdu la vie. La seconde, populaire en Tréguier et en Cornouaille, est inconnue en Vannes. Un seul paysan, auquel les trois dialectes sont familiers, a pu me les chanter réunies ; c’est sa version que je suivis dans les précédentes éditions de ce recueil ; j’en donne une autre aujourd’hui que je dois en partie à M de Penguern, en partie à un fermier de M du Laz de Pratulo, et en partie à une mendiante de Loqueffret. M. Gabriel Milin, dans le Bulletin de la société académique de Brest pour 1864, en a publié une variante curieuse dont j’ai également profité.