Gwaz aotroù Gwesklen

barzhaz breizh - gwaz aotroù gwesklen
Rumm
Barzhoniezh
Yezh
Brezhoneg
Orin
Paris, Didier et Cie Libraires, 1867
Evezhiadenn
Reizhet hon eus an doare-skrivañ, ha dalc’het hon eus gant troiennoù orin (ar c’hemmadurioù, ar rannigoù, h.a.).
Treuzskrivañ
Sébastien Marineau
En hevelep levr :

Voici un extrait des commentaires que Théodore de La Villemarqué a insérés dans le Barzhaz Breizh :

Je n’ai pu retrouver dans l’histoire le nom obscur de Jean de Pontorson ; mais les rapports que lui donne le poète avec du Guesclin, la protection qu’il lui fait demander au héros breton, comme à son seigneur suzerain, ne permettent pas de douter de sa réalité historique. De Guesclin était, en effet, capitaine des hommes d’armes de Pontorson, et il possédait, près de cette ville, une terre provenant de la succession de sa mère. Le fait du séjour de Bertrand à Guingamp, et de la prière qu’on vint lui adresser pour qu’il allât détruire le repaire des brigands auxquels le pays de Tréguier était depuis longtemps livré, est de même attesté par les écrivains contemporains.

Il ne reste plus aucune trace ni du château de Trogoff, ni de celui de Pestivien ; quant aux roches celtiques du tertre de Maël, qu’invoque le poète breton contre la domination étrangère, elles sont toujours debout, elles dominent l’ancien bois de Coatmel et le pays environnant : c’est un amas de pierres énormes superposées, dont le temps n’a pu ébranler la masse, et dont l’œil s’étonne comme d’une œuvre de géants. À quelques pas de là le laboureur, en menant sa charrue, chante encore les vers prophétiques que chantaient ses aïeux.