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Daskor

Kloareg Rohan

barzhaz breizh - kloareg rohan (le clerc de rohan)
Genre
Poésie
Langue
Breton
Source
Paris, Didier et Cie Libraires, 1867
Remarques
Nous avons modernisé l’orthographe tout en conservant certaines tournures d'origine (mutations, particules verbales...).
Précisions
Sauf erreur, il manque une double croche aux mesures 2 et 3 : nous les avons interprétées par des silences. À défaut d’indications, nous avons également adopté un tempo de 70.
Transcription
Sébastien Marineau
Dans le même ouvrage :

Voici un extrait des commentaires que Théodore de La Villemarqué a insérés dans le Barzhaz Breizh :

« Jeanne de Rohan, fille d’Alain, cinquième du nom, vicomte de Rohan et d’Aliénor de Porhoët, épousa, en l’an 1236, Mathieu, seigneur de Beauvau, fils de René, connétable de Naples. L’histoire ne nous en dit pas davantage sur ces deux époux. Nos poètes populaires sont moins laconiques ; ils racontent très longuement les aventures de Jeanne et de son mari, qu’ils appellent Mazé de Traoñjoli, traduisant en breton les noms français Mathieu et Beauvau. La mère de celui qui écrit des lignes entendit chanter, au dernier siècle, plusieurs couplets de la ballade dont ils sont le sujet à une vieille femme de la paroisse de Névez, et elle fut si frappée de la beauté de la pièce, qu’elle en fit une copie à l’aide de laquelle a été retrouvé le chant tout entier (…).

Le baron, dit le poète populaire, partit pour l’Orient après trois années de mariage. L’histoire nous apprend effectivement qu’en 1259, trois ans après l’époque où eurent lieu les noces de Mathieu de Beauvau et de Jeanne de Rohan, le duc Pierre Mauclerc prit la croix, accompagné d’un grand nombre de seigneurs bretons. La ballade ajoute qu’au bout d’un an, la guerre étant finie, Mathieu revint en Bretagne ; et ici encore elle est conforme à l’histoire, qui fait conclure une trêve au commencement de 1241, entre les Sarrasins et les Chrétiens, dont la plupart s’embarquèrent immédiatement à Joppé pour revenir en Europe. La même année, nous voyons Mathieu de Beauvau cité, à la requête de l’évêque de Nantes, à comparaître devant l’archevêque de Bourges, pour avoir à se disculper d’excèsdont il s’est rendu coupable. Ces excès, que l’acte d’assignation ne spécifie point, parce qu’ils étaient, je suppose, assez connus, sont, à n’en pouvoir douter, le meurtre de Jeanne de Rohan et du clerc, son infâme calomniateur. (…) »