Marie

Genre
Poetry
Language
French
Source
Paris, Didier et Cie Libraires, 1882
Transcription
Sébastien Marineau
In the same work :

               A mon ami E. de P. sur la naissance de sa fille.

               Nous te tendrons avec orgueil 
               Les roses sur nos tiges nées. 
                             N. Martin

Ami, recueille-toi, pour bénir le Seigneur ;
Après t’avoir donné le calme et le bonheur
               Auprès d’une femme chérie,
Il a fait plus encore, et la mère aux doux yeux,
Regarde en souriant, dans un berceau joyeux,
               Dormir la petite Marie.

Le berceau, c’est la joie, et l’espoir, et l’amour.
Sous ses rideaux légers, qui l’abritent du jour,
               C’est le nid où l’enfant sommeille,
Où sa petite voix murmure doucement,
Où le premier sourire, incertain et charmant,
               Effleure sa lèvre vermeille.

L’enfant, c’est l’ange blanc, candide et radieux ;
Avec l’azur du ciel, se mêle dans ses yeux
               La tendresse de sa jeune âme.
Ami, réjouis-toi, dans ton cœur triomphant
S’uniront désormais l’amour pur de l’enfant
               Et l’amour sacré de la femme.