Bienvenue sur le site du projet Daskor ! Nous sommes une association de bénévoles, et nous cherchons à faire connaître et reconnaître la littérature bretonne par le plus grand nombre.

Nous recherchons des textes libres de droits, et nous les transcrivons un à un dans l’orthographe actuelle. Tant et si bien que nous en sommes déjà à 2239 textes de la littérature bretonne à ce jour !

Nous vous offrons ces textes par auteurs, par genres, par thèmes… Ils sont tous disponibles au format numérique, gratuitement, et certains d’entre eux sont même publiés au format poche.

Nous vous offrons également divers supports sur la littérature bretonne (une petite histoire, une biographie des auteurs…) et sur la langue bretonne (textes bilingues, tutoriel de breton…).

  • Émigration (l’)

    Dieu fasse de longs jours prospères,
    mon pays, à tes maisons !
    Puissent, auprès de leurs vieux pères,
    Y vieillir les jeunes garçons !

    J’ai laissé le pays que j’aime
    En un rêve calme endormi.
    Les marches de l’escalier même
    Sous mon départ n’ont point gémi.

    Or, voici qu’un soleil de joie
    Se lève dans le ciel d’avril.
    La route blanche au loin poudroie,
    Et c’est la route de l’exil.

    Nul ne m’a tiré par la manche…

  • Éléments (les)

    Me ’gar al lannoù bras gant o bleunioù melen,
    Gant o reier uhel ha gant o brugoù ruz.
    Va c’halon, pa sellan oute, ’lamm evurus
    Em c’hreiz, ha va ene a drid ’vel un delenn.

    Me ’gar ar c’hoadoù don, ar c’hoadoù kozh derv,
    ’Lec’h e vouskan e peoc’h al labousedigoù,
    ’Lec’h e voud an aezhenn ’mesk an deliouigoù,
    ’Lec’h e ouel da serr-noz ar c’haouenned garv.

    Me ’gar ivez meurbet, me ’gar ar menezioù,
    Gwir vronnoù maen a skuilh dalc’hmat, gant larjentez,

  • Campagne (la)

        En souvenir du Port-Blanc

    Penché sur tes yeux gris à la clarté changeante,
    Je vois un pays grave, un pensif horizon,
    Des quais, au bord de l’eau qu’un clair de lune argenté,
    Et, dans un bourg antique, une jeune maison.

    La jeune maison blanche, aux fenêtres ouvertes,
    Tournait le dos au monde et regardait la mer.
    Des barques s’endormaient sous leurs voiles inertes,
    Et les vents fatigués s’assoupissaient dans l’air.

Me ’meus anavezet ur profed
Hag a zo bet div wech ganet ;
Kerkent hag eil ganet, hepdale,
E-touez an dud e teu da vale ;
Met ne ouezer ez eo profed
Nemet pa vez e vouezh klevet
Pe, war e benn, gwelet ur gurunenn.
Piv eo hennezh, me her goulenn ?

Ar c'hilhog.

Feiz ha Breizh